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Evoquer la ruine, c’est faire appel au temps et à l’histoire. Aller de la ruine au pixel, c’est faire le lien du physique à l’immatériel – le numérique – et achever le mariage des techniques anciennes et des arts récents. La ruine et le pixel ont en commun l’idée de l’effritement, du glitch, de l’imperfection et du ratage mais c’est aussi un rapport à la brique et au construit : faut-il solidifier ou laisser faire ? Composer ou laisser se décomposer ?

Coupler la ruine et le pixel c’est encore éveiller notre rapport aux restes, à la trace et au fossile, c’est la mémoire des formes comme la mémoire du geste, la mémoire d’un souffle aussi. Finalement, c’est convoquer l’idée de cycle et le recours au recyclage, à la récupération ou à la citation des matériaux et des gestes du passé qui dès lors sont constitutifs du futur.